Jour 181 à 189 : Souvenirs indélébiles…

Bon, le constat est sans appel ; j’ai vraiment du mal à me motiver pour raconter la Thaïlande. Non que je n’ai pas aimé. Mais après le Laos qui m’a littéralement charmée, je ne lui ai pas trouvé autant d’attraits, et du coup je n’ai pas l’impression d’avoir grand-chose à en dire Peut-être parce qu’elle est un peu plus « occidentalisée ».

(même si, vous noterez qu’une fois lancée, je continue à être incorrigiblement bavarde…)

Je vais donc essayer de raconter assez rapidement parce que j’ai vraiment envie de raconter la suite : l’Australie.

Mardi 2 à jeudi 4 août :

Arrivée en bus à Chiang Mai puis tuk-tuk (qui me fait payer le prix fort. J’ignore alors qu’il existe des taxis collectifs à Chiang Mai, les taxis rouges) jusqu’à mon hostel ;

Voilà comment je me retrouve dans la rue des backpackers où se succèdent les hostels. Même si le mien est très bien, avec une agréable terrasse, et des propriétaires sympas, une ambiance conviviale, je n’y trouve pas mon compte dans cet environnement qui n’a rien de thaï.

Chiang Mai peut en effet sembler « tranquille » pour la Thaïlande, mais est vraiment hyper touristique.  À part beaucoup d’étudiants et d’écoliers, je ne croise quasiment que des touristes.

IMG_9209Le centre-ville est en partie fortifié et bordé par une rivière. Il est constitué de ruelles plutôt tranquilles et paisibles. Peu de voitures circulent dans cet intra-muros.

Son principal intérêt est le nombre de temples sur une surface restreinte.

Mais ça reste une ville, et définitivement ce n’est pas ce que je préfère en Asie, et j’aspire à retrouver le vert de la campagne…

Vendredi 5 à mardi 8 août :

Après 2 jours de ce constat, je n’ai qu’une envie : m’en échapper. Alors je fouine sur internet pour trouver l’endroit qui me conviendrait. Et je le déniche… à 20km au Nord de Chiang Rai, d’où je viens !

Qu’à cela ne tienne, je reprends un bus dans l’autre sens et vais donc jusqu’à Mae Chan. J’y suis attendue dans une petite Guesthouse, et lors de ma réservation, la propriétaire m’a recommandé d’arriver vendredi après-midi afin de pouvoir profiter du marché hebdomadaire en fin de journée. Elle m’a également indiqué où demander au bus de m’arrêter. Je n’ai qu’à téléphoner à ma descente pour qu’on vienne me chercher.

C’est le père de la propriétaire qui vient me chercher en voiture. Il est charmant et parle un peu anglais. Instituteur à la retraite, il est maintenant juriste après avoir repris des études. Son but est surtout d’aider les gens les plus pauvres dans la campagne.

Sa fille ne sera de retour que dans 2 jours… Il me fait donc visiter les lieux.

Me voilà installée dans une charmante maison, dans le village. Seule occupante dans l’unique immense chambre/dortoir de 6 lits, dans une dépendance de la maison.

IMG_8829Un superbe jardin vert et fleuri, avec des arbres fruitiers. Et j’ai accès à une cuisine parfaitement équipée… Ikea ! ainsi qu’à un petit salon cosy dans une véranda qui s’ouvre sur le jardin ! J’ai donc le plaisir de pouvoir me cuisiner des repas (notamment des succulentes pâtes aux crevettes – achetées fraîches  au marché – et aux tomates.

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Un vélo à ma disposition pour aller me balader dans la campagne environnante et les rizières alentour.

Sans perdre de temps je vais donc au marché des tribus des montagnes du nord. Je n’y croise absolument aucun touriste ! Incroyable comme tout le monde est concentré aux mêmes endroits. Ce marché est sans doute l’un des plus typiques que j’ai pu voir en Thaïlande : ici aucun produit « spécial touriste » mais de l’utile, des fruits et légumes locaux, des tenues ethniques pour tous les jours et pour les locaux.

J’en profite pour acheter de quoi dîner, même si le choix est cornélien. Je me laisse tenter notamment par de belles crevettes fraîches.

Chaque matin, je trouve sur la table de la cuisine mon petit déjeuner typiquement thaï : sticky rice sucré au lait de coco et aux haricots noirs : un délice, alors que je n’en aurais pas acheté spontanément, petits pâtés fourrés à la viande (salés/sucrés, pas bon !), ou autres spécialités, le plus souvent salées… tout étant toujours emballé individuellement dans des feuilles de bananier.

IMG_8841Le vieux monsieur m’apporte aussi des fruits frais du jardin : mangoustans (qui ont définitivement ma préférence), langanes, ramboutans…

IMG_8833Sa femme passe aussi dans la journée mais elle ne parle hélas pas anglais. Nous nous faisons comprendre mutuellement par gestes.

Bref ces 3 jours répondent pleinement à mes attentes. Seul point noir : la météo ! Des violentes averses de mousson plusieurs fois par jour. Et même quasiment toute la journée du dimanche. Mais pas grave, j’apprécie de rester à bouquiner dans le fauteuil confortable de la véranda.

Une de mes balades à vélo où j’avais prévu d’aller jusqu’à une plantation de thé, à une douzaine de kilomètres, sur une route qui traverse les rizières, tourne court ; à mi-chemin des trombes d’eau s’abattent. Je me réfugie sous des arbres au bord de la route en attendant que ça passe un peu. Mais, étant trempée comme une soupe, au bout de presque une heure, je préfère faire 1/2 tour en voyant que le ciel ne s’éclaircit pas. Le retour sera difficile : l’eau ruisselle sur la route, à la limite des ruisseaux parfois, et en plus mes pieds glissent dans mes sandales et sur les pédales. J’y vais donc doucement.

Heureusement il y a aussi de très belles éclaircies où le soleil se montre généreux.

L’arrivée de la propriétaire, Meo, dimanche soir  – une trentenaire, réalisatrice de films documentaires, très sympathique, intéressante et chaleureuse me fait terminer ce séjour en beauté. Elle parle parfaitement anglais puisqu’elle a suivi ses études de cinéma aux Etats-Unis.

Nous passons la soirée et la matinée du lundi à discuter, avec sa maman aussi puisque Meo peut faire l’interprète. Jusqu’à  ce qu’elle me raccompagne jusqu’à l’arrêt de but en début d’après-midi.

Retour à Chiang Mai en fin de journée avec  un projet précis en tête : voilà longtemps que j’ai envie d’un tatouage sans jamais avoir franchi le pas. Je suis donc partie en Asie avec la ferme intention de profiter de ce voyage pour enfin satisfaire cette envie. Je sais précisément ce que je souhaite : un arbre de vie sur le sein gauche (celui qui était malade, évidemment). J’étais déjà allée me renseigner quand j’étais à Siem Reap, au Cambodge, mais d’une part le tatoueur n’était pas chaud pour tatouer sur les cicatrices (alors qu’il n’y a aucune contre-indication), et de plus, comme je séjournais alors en pleine campagne, dans une ambiance extrêmement poussiéreuse, il m’avait recommandé d’attendre de séjourner plusieurs jours en ville pour le faire.

Voilà pourquoi j’avais décidé d’attendre mes derniers jours en Thaïlande.

J’ai eu le nom d’un bon studio de tatouage fiable situé justement assez près de mon hostel. J’y vais directement dès mon arrivée pour  prendre rendez-vous.

Je montre et j’explique ce que je veux. J’ai amené le dessin que j’ai fait. Ça lui convient, il me propose de le retoucher pour ajouter notamment les ombrages qui apporteront du relief. Il me fixe rendez-vous pour demain matin. Même pas peur !

Mercredi 9 août : 

À 10h je suis au rendez-vous dans même une petite pointe d’inquiétude. Totalement sereine ! Quand j’arrive, le tatoueur me demande quel unalome me plairait  et où j’aimerais en avoir un puisque c’est un bonus, en cadeau « because you’re a courageous lady ! » (Parce que vous êtes une femme courageuse !)

Un unalome est un « assemblage » de symboles bouddhistes (mais aussi totalement universels).  Nous en avions discuté hier alors parce que j’aime beaucoup ça, et je m’étais donc renseignée sur le prix, hésitant encore un peu entre les 2, pour définitivement me fixer sur l’arbre de vie…

Belle surprise ! Je repars donc 2 heures 1/2 plus tard avec 2 tatouages (Pour un prix défiant toute concurrence), je les adore, je suis ravie ! Fière de moi et heureuse de ces beaux souvenirs indélébiles.

Et très sincèrement, je n’ai pas eu mal du tout. Tout juste un petit picotement. Moins gênant qu’une injection par exemple…

J’ai donc choisi de représenter sur la face interne de mon avant-bras droit : une fleur de lotus (symbole de l’accomplissement pour cette fleur magnifique qui prend racine dans la vase  des marécages pour s’épanouir en une magnifique fleur à la surface), la spirale qui représente l’univers, la vie et le temps, les zigzags qui sont les épreuves que nous traversons pour parvenir enfin à là sérénité de la ligne droite, et le point final… le nirvâna ?

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Jeudi 10 août :

Dernière journée complète à Chiang Mai. Je me balade longuement dans la ville et commence même apprécier son charme. Je crois que je manquais de bonne volonté en fait. En restant bloquée sur le Laos, je n’ai pas essayé d’apprécier la Thaïlande à sa juste valeur.

Je vais visiter plusieurs temples dont certains vraiment très beaux.

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Et au hasard des rues, je tombe sur des passages très agréables.

Demain, premier déplacement en train dans ce périple : train de nuit pour aller jusqu’à Bangkok !

Il me reste 7 jours en Thaïlande avant de m’envoler pour l’Australie…

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