Jours 53 à 60 : Cathouille is in the kitchen…

Samedi 1er à vendredi 7 avril :

Je vous ai décrit mon premier cours de la journée. Les autres sont plus ou moins sur le même modèle. L’après-midi, hormis la semaine que Laura a passée ici, je suis seule avec les Let’s go 1, un peu plus avancés, moins turbulents… même si ça dépend des jours. De 10 à 20 élèves selon les jours. Là on essaie d’aller plus loin, mais introduire des notions abstraites telles que hier, demain, plus tard, qui, quoi, où, comment, ou la conjugaison, sans pouvoir traduire, s’avère souvent compliqué. Nous faisons un peu plus d’écrit et de déchiffrage dans cette classe aussi.

 Plus tard, j’assiste les volontaires dont l’anglais est la langue maternelle pour les cours de grammaire ou d’anglais avancé, où je suis parfois en panne de vocabulaire.

Evidemment je parle anglais toute la journée, et j’espère progresser moi aussi au contact des volontaires. Je demande souvent confirmation sur la bonne façon de dire les choses. Même si je me sens parfois trop fatiguée pour participer activement aux conversations qui me demandent beaucoup de concentration. C’était surtout vrai quand j’étais avec Katya – australienne, James – anglais, et Danny et Miriam – américains.

Pour ce qui est de la vie quotidienne, pas de petit-déjeuner au réveil. Poeuy m’avait prévenu avant mon arrivée que le petit-déjeuner était très sommaire. A la pause de 9h30, Samon revient du marché et nous apporte soit des fruits, soit des sortes de gâteaux, ou beignets, soit du pain de mie et des bananes (j’ai fini par acheter un pot de confiture en ville parce que le pain de mie seul… ). J’ai aussi du thé et fais chauffer de l’eau moi-même dans la cuisine. Les cambodgiens ne boivent pas de boisson chaude. Eux-mêmes déjeunent avec des nouilles dans de la sauce la plupart du temps mais ne nous proposent pas la même chose. J’imagine que leur expérience avec tous les occidentaux qui passent ici leur a fait abandonner l’idée d’offrir ce type de petit-déjeuner. Comme je vais très souvent aider en cuisine après les cours du matin, Samon me propose souvent de partager avec moi.

Nous déjeunons vers midi, et dînons à 19h juste après le dernier cours. Nous sommes 5 volontaires, il y a 7 personnes dans la famille de Poeuy, plus Sambath.  Il y a donc pas mal de boulot en cuisine chaque jour. Et sans réfrigérateur, avec le climat chaud et humide, impossible d’acheter à l’avance et encore moins de préparer trop tôt. Samon va chaque jour très tôt au marché faire les courses pour les repas du jour.

Après les salles de classe mon deuxième terrain de jeu est donc la cuisine : c’est une grande pièce en terre battue, une estrade à 50 cm du sol sur laquelle on s’installe en tailleur pour éplucher, couper, préparer, manger, ou faire la sieste…

Dans une ouverture donnant directement sur les canards et les poules, un vieux bureau d’écolier sur lequel sont posées 2 bassines – c’est l’évier, le coin vaisselle. A côté, une grosse jarre en terre cuite remplie d’eau. Au fond, le coin cuisson : 2 réchauds au feu de bois, l’un servant exclusivement à la cuisson du riz, l’autre devient barbecue pour griller le poisson ou le boudin… Un petit réchaud à gaz aussi. Un placard de fortune où sont posés la vaisselle – en plastique,  et les condiments. Une toute petite glacière dans laquelle sont placés la viande ou le poisson au retour du marché. Pas de torchon, juste un vieux t-shirt qui sert à tout.

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Une fois par jour, Poeuy va acheter un gros pain de glace, placé ensuite dans une glacière pour que nos bouteilles d’eau soient fraiches. Et quand nécessaire, Samon en coupe un morceau pour la petite glacière de la cuisine.

J’aide la plupart du temps à éplucher les légumes. Au menu beaucoup de légumes dont j’ignorais l’existence, et dont j’ignore toujours le nom – n’ayant pas trouvé de traduction. Des aubergines, de toutes sortes  – les mêmes violettes que chez nous, mais aussi des petites, rondes vertes par exemple, des poivrons, des tomates, des carottes, des patates douces, des haricots verts – semblables aux nôtres mais qui font 25 ou 30 cm de long, plusieurs sortes de choux, des petits-choux fleurs, des potirons, des concombres, très différents des nôtres en apparence, qui se mangent cuits ou crus, des oignons évidemment, de l’ail, des champignons… Beaucoup de légumes verts aussi : liseron d’eau (glory morning) – branches vertes dont on enlève la plupart des feuilles qui, parait-il, ne sont pas bonnes, des espèces d’épinards aussi, des branches qui ressemblent à du céleri en apparence sans en avoir le goût, salade type laitue iceberg, mangée cuite la plupart du temps.

Les légumes sont souvent cuits avec un peu de viande émincée : porc ou poulet. Jamais beaucoup, mais quasiment à tous les repas. Nous avons eu aussi une sorte de boudin noir – que Poeuy m’a présenté simplement comme étant du sang de cochon, acheté en gros bloc, détaillé en petits cubes, puis grillé et ajouté dans une sorte de soupe avec du poulet et des légumes. Le poisson est souvent utilisé pour faire les sauces. Il est cuit et pilé avec l’ail et des condiments, puis cuit dans un bouillon. Un de mes plats préférés est une sorte de sauce épaisse à base de poisson écrasé dans lequel on trempe les crudités. Il est aussi parfois servi grillé.

Evidemment le tout est toujours accompagné de riz blanc à l’eau. Hormis les rares fois où Samon nous a préparés des nouilles sautées – et encore, elle a quand même apporté une assiette de riz pour Poeuy, et Sambath qui partage nos dîners. Le gros plat de riz est la base. 60 kg livrés toutes les 2 semaines ! Certains enfants nous ont même expliqué qu’on a besoin de riz, sinon on meurt… il y a souvent un ou deux bol de « soupe » sur la table – bouillon de légumes et poisson parfois, utilisé comme sauce. Les plats proposés se mangent de telle ou telle manière, ensemble ou pas et il est fréquent que Poeuy nous dise «  non cette sauce est pour les aubergines, pas pour le riz » ou il faut manger tel plat d’abord, puis celui-ci ensuite. Nos mélanges à nous le font parfois sourire.

Quelques épices sont utilisées pour parfumer, du sel, du poivre, mais ce n’est jamais piquant.

Beaucoup d’œufs ici également, les œufs des canards de la basse-cour. Nous avons souvent des petites omelettes en plus du plat de légumes et viande. Très cuites, et retournées dans le wok. Elles peuvent être agrémentées de vert, type ciboulette, mais pas le même goût, de champignons… Je sais maintenant parfaitement les cuire et Samon me laisse faire en confiance. Sinon c’est aussi KimLeah qui s’en charge.

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Pas de dessert. Sauf 2 fois : un entremet à base de potiron – une sorte de flan aux œufs et au lait de coco cuit au bain marie dans le potiron préalablement cuit à l’eau et évidé. C’était bon mais nous n’avons pas tout mangé. Il en restait donc. D’habitude les restes sont donnés aux animaux mais, cette fois, je crois que Samon a voulu nous faire plaisir en nous le gardant pour le lendemain. Or, pas de frigo ici, le plat est donc resté à l’air libre – sous une bannette en plastique quand même, et dans la chaleur étouffante de la cuisine. Aussi quand on nous en a proposé le lendemain, nous nous sommes tous regardés, dubitatifs. Miriam en a gouté discrètement un petit morceau ; évidemment ça avait tourné et c’était sur. James et Danny, courageux en ont pris une part, espérant de pas être malades ensuite. Katya, Miriam et moi avons poliment décliné en prétextant ne plus avoir faim.

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Un autre soir, nous avons eu du concombre cuit dans du lait de coco sucré. J’y ai goûté mais je n’ai vraiment pas aimé : la texture du concombre cuit ne m’a pas plu du tout, et c’était vraiment trop sucré et écoeurant à mon goût.

Peu d’ustensiles pour cuisiner bien entendu. Je souris à chaque fois que les vois battre les œufs pour l’omelette avec une grande cuillère. Je leur ai montré que c’était plus facile au moins de crever les jaunes à la fourchette (il y en a 3), mais non, elles préfèrent passer de longues minutes à le faire à la cuillère.

Elles n’utilisent que de gros couteaux, et des espèces de gros économes pour éplucher les légumes.  Les filles, même la plus petite qui n’a que 3 ans, sont à l’aise avec ces couteaux, et, à seulement 11 ans,  KimLeah utilise même le tranchoir à viande.

Elles utilisent toujours les couteaux de l’intérieur vers l’extérieur, et j’ai pour ma part beaucoup de mal à me servir habilement de l’économe, le geste ne me semblant pas naturel. Je me sers donc très souvent de mon petit laguiole, bien tranchant, comme je suis habituée à le faire, même si elles me disent que c’est très dangereux comme ça et que je risque de me couper. Elles étaient effarées en me voyant éplucher et couper des pommes en lamelles. Mais m’ont dit que j’allais très vite. Effectivement, leur méthode n’est pas particulièrement rapide mais j’ai pu observer un peu partout, y compris dans les restaurants de rue, que la façon de faire est rarement la plus logique ou la plus rationnelle, ni la plus rapide. Mais ici le temps n’est pas un problème…

Nous n’avons pas du tout la même manière de couper les légumes non plus. Je suis donc scrupuleusement les consignes qui me sont données.

J’ai promis de cuisiner un plat français. Aussi, un matin, je suis dispensée de cours (Laura et Sofia assurent à ma place) mais je me lève quand même très tôt pour aller avec Samon au marché. A sa demande, Siddao nous accompagne pour être notre interprète. A 3 sur le scooter nous voilà parties jusqu’au village à 3 km de là. La taille du marché est impressionnante. Il y a foule à cette heure matinale. Les étals regorgent de légumes. La viande est exposée à l’air libre, posée à même l’estrade en bois. Je ne sais où porter le regard.

Je suis la seule blanche ici. Samon salue beaucoup de monde et explique qui je suis, tous rient beaucoup. Ma présence semble un peu incongrue. Nous achetons ensemble ce dont j’ai besoin : poulet, aubergines, oignons, tomates, ail et poivrons verts. J’ai prévu de cuisiner une ratatouille avec du poulet. Une sorte de poulet basquaise à ma façon que je servirai avec des pâtes. J’ai délibérément choisi un plat facile pour les palais cambodgiens. Pas question de me lancer dans un plat à la béchamel, à la crème ou au fromage, ils n’aimeraient probablement pas. Et je sais que le simple fait de ne pas avoir du riz au menu sera déjà une épreuve. Des légumes et du poulet, valeurs sures ici. Pendant le week-end, j’ai prévu et acheté à Siem Reap dans un supermarché international  des courgettes (inconnues au Cambodge) des herbes de Provence, du persil haché, de l’huile d’olive…

De retour je me mets aux préparatifs. Je dis à Samon qu’aujourd’hui elle se repose mais elle tient à m’aider. Elle est surprise d’avoir à couper les légumes en dés. Elle observe comment j’incise et ébouillante les tomates pour les peler facilement. Je passe à la cuisson. Une fois que tout est prêt et mijote tranquillement, je la vois s’apprêter à faire cuire le traditionnel riz. Je lui dis donc que non, pas de riz aujourd’hui. Elle rit mais accepte de ne pas en préparer.

J’ai demandé à Samon et aux filles de déjeuner avec nous. Et elles ont accepté, même si manger assises sur des chaises, autour d’une table n’est pas ce qu’elles préfèrent. Il n’y a d’ailleurs pas assez de chaises pour tout le monde puisqu’il n’y en a que 6 – dont une cassée, uniquement pour les volontaires. Les enfants mangent donc dehors, sous l’abri à côté de nous, sur une table basse…

 Le repas est un succès. Je n’ai pas émincé le poulet mais je l’ai laissé en morceaux, et nous n’avons que des grandes cuillères pour manger. Pas de couteaux ni de fourchettes ici. Tant pis, nous y allons avec les doigts. Tout le monde se régale. Même les filles qui m’avaient dit ne pas aimer les pâtes viennent se resservir.  Poeuy semble aussi se régaler et me dit que mes pâtes (des penes) sont bonnes mais qu’il n’aime pas les spaghettis.

J’ai aussi prévu une bouteille de vin rouge pour arroser ce repas. Problème au moment de l’ouvrir : j’ai oublié mon couteau suisse à la maison et il n’y a évidemment pas de tire-bouchon ici ! Poeuy est persuadé qu’il va y parvenir en glissant une lame autour du bouchon, je lui montre pourquoi il n’y arrivera pas. Il pensait que le bouchon n’avait que quelques millimètres d’épaisseur. Finalement, la solution choisie est de l’enfoncer complètement dans la bouteille. Pas très orthodoxe tout ça, mais pas le choix. Et des gros fou-rires à la clé. De toute façon, à 7 nous allons évidemment terminer la bouteille. Samon accepte d’en prendre un peu aussi en riant beaucoup. Nous buvons notre vin dans les tasses et gobelets en plastique habituels, d’une couleur douteuse. Nous trinquons. L’ambiance est festive. Avec seulement un petit demi-verre de vin, on sent Poeuy très joyeux…

Personne n’a vraiment envie de retourner en cours l’après-midi. Heureusement nous ne reprenons qu’à 15h et avons le temps de faire la sieste.

Quelques jours plus tôt, Samon m’avait montré un pot de mayonnaise, neuf, offert par un volontaire français en me demandant ce que c’était. Elle voulait ouvrir le pot et faire chauffer. Je lui ai donc expliqué et elle m’a demandé si je pouvais faire quelque chose avec. Comme il y a beaucoup d’œufs, j’ai donc préparé des œufs mimosas. Ils ont été appréciés, et c’était étrange de les voir sur la table à côté du porc lok-lak, au menu ce midi-là.

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Enfin vendredi de la semaine dernière, c’est un dessert que j’ai préparé. J’avais prévu de faire des crêpes mais j’ai déchanté en voyant qu’il n’y avait qu’un wok. Du coup je suis allée au marché en vélo après les cours à 10h et j’ai acheté des pommes. Le marché était d’ailleurs nettement moins intéressant à cette heure que beaucoup plus tôt la fois précédente. J’avais acheté du lait et de la farine à Siem Reap en même temps que les courgettes. Ca sera grosses crêpes au pommes, recette familiale que ma maman faisait quand j’étais enfant, et que moi-même je fais souvent pour les goûters du dimanche l’hiver. C’est à la fourchette que je prépare ma pâte. J’ai même prévu le sucre vanillé et la petite fiole de rhum que j’avais glissé dans mon sac à dos. Je les cuis au wok, le retournement s’avère assez périlleux, d’autant qu’il n’y a pas de grand plat pour m’aider mais je m’en sors plutôt pas mal.

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Quand j’ai terminé, j’en mets une de côté, que je coupe en petites parts en expliquant à Samon et aux filles que ça sera pour nous tous, ce soir au dessert ; teachers, la famille et Sambath, elles sont toutes d’accord. Et je partage les autres en plus petites parts pour que tous les enfants puissent en avoir une part avant de regarder le film du vendredi après-midi. Si certains enfants sont d’abord réticents et restent circonspects devant leur part, tous mangent de bon appétit, en redemandent et en un éclair le plat est vide.

Quand arrive la fin du repas le soir, nous salivons à l’idée du bon dessert qui nous attend. Surtout Laura, qui n’en a pas voulu l’après-midi mais attend impatiemment d’y goûter. Je vais donc dans la cuisine chercher l’assiette et… elle est quasiment vide ! Il ne reste que 2 minuscules parts gardées pour Sambath parce qu’il est gourmand. La notion de partage est pour le moins relative ici. Il faut dire que les enfants sont rois quand il s’agit de manger. A toute heure de la journée, ils grignotent : un fruit, un épi de maïs bouilli, des nouilles chinoises crues, des bonbons… Dès que nous laissons quelque chose sur la table, c’est englouti aussitôt. Nous prenons maintenant soin de ranger dans nos chambres ce que nous achetons pour nous… En l’occurrence, les filles ont aimé les crêpes, en ont voulu d’autres, c’est donc tout naturellement que leur mère leur a tout donné. Et même Sambath ne mangera qu’une part sur les 2 qui lui ont été gardées parce que Siddao passant par là et le voyant manger, a demandé l’autre part.  Déception pour nous qui avions l’eau à la bouche ! Tant pis, nous en rions, et ça restera une blague récurrente.

J’ai au moins la satisfaction de voir que mes plats français sont appréciés. Et même les poules, dès notre repas terminé, se précipitent pour picorer les dernières miettes.

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5 commentaires sur « Jours 53 à 60 : Cathouille is in the kitchen… »

  1. Super cette description de la vie culinaire ! J espère que tu manges quand même à ta faim ? Mais que ce partage doit être enrichissant ! et relative tous nos petits soucis du quotidien et permet une fois de plus de prendre conscience que nous sommes hyper privilégiés mais pas toujours conscients de notre chance ou notre malchance de vivre dans un pays d hyper consommation (dont je suis il faut bien l avouer une proie bien consentante). Toutes ces expériences vont certainement tes permettre de voir le monde bien différemment. Cela me donne très envie de repartir en Asie…Quelle est ton prochain point de chute ? Je t embrasse et pense bien fort à toi. Au plaisir de te lire.

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    1. Merci d’être fidèle à mes publications Christine. Je me sens vraiment chanceuses de vivre ces instants en effet. Pour ce qui est de mon prochain point de chute ça reste très vague. Probablement d’abord Banlung toujours au Cambodge mais dans les montagnes, au nord-est. Puis je pense redescendre vers le Sud à Kampot ou à Kep, peut-être en m’arrêtant 2 ou 3 jours à Phnom Pnemh. Ensuite le Vietnam, c’est sur. Le Sud d’abord, Aux environs du 10 mai, puis le nord. Mon visa est pour un mois mais je ne m’interdis pas de demander une extension si ça me plait. Ensuite j’ai plus ou moins prévu de retourner un peu en Thaïlande, à Chiang Maïs. Et sûrement l’Indonesie ensuite mais je suis bien incapable pour l’heure de donner des dates. Si le Vietnam te tente, peut-être que ça serait le plus facile pour s’y retrouver. Parce que je sais à peu près quand j’y serai mon visa ici expirant de toute façon le 12 mai.
      Dis-moi. Par e-mail si tu veux 😉
      Bisous

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      1. Je viens seulement de voir ta réponse ! Décidément je ne suis vraiment pas au point avec cet outil. Cela me tenterait vraiment de faire un saut au Viêt-nam. Je suis en vacances le 19 mai et j ai prévu de reprendre le 29 mai mais je peux décaler d un ou deux jours. Il faut que je vois si ça serait possible et dis moi si de ton côté cela te semble faisable avec ton programme, si les dates peuvent être compatibles et ce que tu comptes faire la bas et… si tu as envie de voir une européenne beaucoup moins aventurière que toi ! Je pense que je vais Desormais te contacter par mail, ça sera plus sur ! Biz

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