Jour 1- Plein les yeux et les oreilles !

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Des pêcheurs préparant leurs filets  (depuis notre terrasse)

Après bien des émotions,  qui ont fait ressembler ces dernières semaines à des montagnes russes me voici enfin arrivée en Inde, à Mamallapuram, dans la guesthouse Sri Harul chez Lingesh. Avec Léti et Sylvie, toutes 3 tellement heureuses d’être ici.

Il fait beau et chaud, une petite brise venue de la mer rafraîchit agréablement l’atmosphère.

Mais d’abord, retournons 2 jours en arrière :

Mardi 7 février : 18h Doris joue les chauffeurs en nous emmenant d’abord jusqu’à chez Marion à Paris où nous passons la nuit

Mercredi 8 – réveil à 6h30, douche, petit-déjeuner. Et je me rends compte que j’ai oublié à la maison mes chaussettes, et surtout mon manchon de contention, réalisé sur mesure et recommandé pour prévenir le risque de « gros bras ». Je suis évidemment contrariée mais j’ai beau retourner mes bagages, impossible de mettre la main dessus. Tant pis, je voyagerai sans, et Doris propose de me les envoyer par courrier pour la suite du voyage.

 8h : départ pour Roissy. 8h50 : Doris nous laisse à la dépose minute.

Enregistrement des bagages, contrôle de nos visas, passage à la douane, tout se passe sans encombre, nous embarquons sur un boeing 787 de Saudi Airlines comme prévu vers 10h30.

Décollage à 11h25

Dans l’avion beaucoup d’arabes qui partent en pèlerinage à la Mecque, quelques indiens, une dizaine de français, dont une femme d’origine comorienne ; notre compagne de voyage depuis l’enregistrement des bagages où son mari nous a demandé si elle pouvait se joindre à nous puisqu’elle voyage seule pour la première fois jusqu’à Chennai, ce qui l’inquiète un peu, d’autant plus qu’elle ne parle ni ne comprend l’anglais.

Le commandant de bord nous souhaite la bienvenue puis dit une prière dont nous lisons la traduction en anglais sur nos écrans. Le bon déroulement de ce vol est donc soumis à la volonté d’Allah… ouf, il était bien luné !

Après 6h15 de vol, escale à Riyad (Arabie Saoudite) pendant un peu plus de 4 heures qui passent finalement assez vite. Nous en profitons pour nous dégourdir les jambes, nous bouquinons… Puis nous nous régalons d’un excellent poulet Biryani dans notre plateau repas très bien garni.

21h25, nous décollons pour 4h de vol jusqu’à Chennai. Un nouveau plateau repas nous est proposé (il est presque minuit heure locale)

Jeudi 9 février : Un peu plus de 4h de vol et nous atterrissons à Chennai, pour nous il est seulement 2h du matin, mais il est déjà 7h heure locale et nous démarrons donc une nouvelle journée.

Passage à l’immigration pour contrôle de nos e-visas. Nous sommes seulement une dizaine de passagers à passer à ces guichets. Prise de photos par les agents de contrôle, relevé de nos empreintes digitales, et enfin le sésame qui nous autorise à séjourner en Inde pour un mois est tamponné sur nos passeports.

Récupération de nos bagages et sortie de l’aéroport.

Premier contact avec le sol indien. Des palmiers devant les portes, des corbeaux qui croassent à tout va, et la foule bigarrée et agitée venue accueillir les passagers nous fait une haie d’honneur puisque seuls les voyageurs sont autorisés à rentrer dans l’aéroport. Une brume nimbe le décor : la pollution ! et il fait déjà chaud.  Les chauffeurs de taxi viennent nous proposer leurs services mais le nôtre doit nous attendre, envoyé par les amis de Léti –  Gab et Seenu – déjà arrivés à Mamallapuram, notre destination finale.

Nous voyons alors un jeune indien agiter un papier sur lequel est inscrit « MARY POPPINS  guest house Sri Harul – Mamallapuram ». C’est pour nous puisque c’est le surnom donné à Léti par les enfants ici. Devinez pourquoi…

Il s’inquiète en voyant nos charriots avec nos bagages : 2 énormes valises, 1 plus petite, 1 gros sac à dos et 3 plus petits. (nous arrivons chargées de cadeaux, vins, chocolats…). Il pensait qu’il n’avait qu’une passagère à emmener.

Nous arrivons à sa voiture, notre première « Tata », elle a connu des jours meilleurs. Un collègue vient aider à la partie de Tetris pour caser tous nos bagages. Ouf, ça rentre !

Sortie de l’aéroport et nous voilà plongés dans la circulation. Je ne sais où porter le regard tellement tout me semble irréel. Des scooters, partout, sur lesquels ils sont 2, 3, 4, en famille, avec des bébés, des femmes seules avec le bébé en sac kangourou, des pères seuls avec des jeunes enfants, des couples, des jeunes, des vieux… des femmes en saris magnifiques, avec des tresses de fleurs de jasmin dans les cheveux, en amazone à l’arrière, des jeunes passagers qui révisent visiblement leurs cours. Et tout ça dans un flot continu de circulation, où tout le monde klaxonne à tout va, se faufile entre les cars d’un autre âge, les voitures, les camions.

Les camions sont magnifiquement décorés, peints à la main avec des fleurs, des volutes, des arabesques. Surprenant pour des véhicules utilitaires de travaux !

Et sur le bord de la route, une succession de cabanons, d’échoppes faites de bric et de broc qui ressemblent plus à des bidonvilles qu’à des boutiques. On y vend de tout, ça grouille de monde. Des femmes devant de petites tables tressent des fleurs de jasmin fraîches que les écolières achètent au passage pour les mettre dans leurs cheveux. Les arrêts de bus sont noirs de monde. Des détritus partout sur les bas-côtés, de la poussière, beaucoup de poussière, des tas de gravats partout, des décharges à ciel ouvert. Au milieu de tout ça, se nourrissant dans les détritus, ou couchés dans la poussière, des vaches, des chiens… De temps en temps, un temple, magnifique, coincé entre 2 baraques.

Je regarde toute cette agitation tellement surréaliste de mon point de vue de française. J’essaie de ne surtout pas penser à la route, aux cent fois où je suis persuadée nous allons pulvériser le piéton qui reste sur la route sans faire mine de bouger, ou le scooter qui vient de se faufiler entre le bus à notre gauche et nous. Ne pas regarder quand notre chauffeur double celui qui nous précède alors qu’un car semble arriver en face… ah non, ça passe ! Des enfants passagers des scooters nous font joyeusement signe.

Au bout d’un moment, les bords de la route sont plus tranquilles – mais toujours aussi chargés de détritus en tous genres – nous sommes sortis de la ville. Un peu de vert. Des immeubles en construction, style barres d’immeubles et tours de nos cités, surgissent au milieu de nulle part, ou juste derrière un temple centenaire… beaucoup de grues, ça construit à tout va.

Nous longeons le fleuve. Des oiseaux, des hérons, beaucoup de hérons… Nous circulons sur un genre d’autoroute où la circulation est beaucoup plus sage et « normale »

Je m’assoupis un instant, et quand je rouvre les yeux, Léti nous dit « ça y est, nous arrivons à Mamallapuram ! »  Je m’attendais à un village, ça ressemble plus à une petite ville. Plus tranquille, moins « sale », moins poussiéreux que Chennai, mais sur le même modèle pour les échoppes, le bazar ambiant qui semble régner.

On prend à gauche, puis 1ère à droite, par des rues bordées de maison joyeusement colorées. et le taxi s’arrête au bout d’une impasse. Au bout, c’est la mer.

La guesthouse Sri Harul, tenue par le frère de Seenu, est juste là, sur la droite. Nous y sommes !

Un enchantement !  Sylvie et moi sommes finalement ravies que nous n’ayons jamais pris le temps de regarder les photos de Léti tellement la surprise est belle. Nous entrons, Léti se renseigne et il semble que ses amis dorment encore. Alors qu’elle s’apprête à aller jusqu’à leur maison pour savoir quelles sont nos chambres, un homme descend l’escalier vers nous. Cris de joie, embrassades, visiblement ils se connaissent ! C’est Lingesh, propriétaire des lieux, notre hôte, et frère de Seenu. Présentations, et il propose de nous montrer nos chambres. Nous montons au deuxième étage, vers la terrasse restaurant, et là sur la droite, 2 chambres toutes neuves pour nous. Nous avons réservé 2 chambres pour 3, et à tour de rôle nous utiliserons la chambre seule. Pour l’heure, Léti et Sylvie s’installent dans la 1ère et je m’installe seule dans la 2nde. Le confort est sommaire mais parfait selon mes critères. Ventilateur au plafond, 2 lits simples, une table, 2 chaises, une salle de bain avec WC et douche toute neuve. Draps et serviettes de toilette fournis. Une terrasse couverte donnant directement sur la mer. De mon lit je vois les bateaux de pêche, la plage de sable, les vagues : le bonheur !

Nous prenons possession des lieux et nous installons, puis nous n’avons qu’à ouvrir la porte de nos chambres pour nous retrouver directement au « restaurant » sur la terrasse couverte pour prendre un petit déjeuner. Gwen, amie de Gab, (l’amie de Léti) est là, avec sa belle-sœur et leurs enfants (vous suivez j’espère… il faudra que je pense à vous proposer un organigramme mais pour résumer :  Gab est l’amie de Léti qui vit à Ploézal en Bretagne. Elle est mariée avec Seenu, indien originaire de Mamallapuram. Ils ont 3 enfants. Seenu a toute sa famille ici et nous sommes logés chez son frère. Gab et Seenu sont ici avec des amis de Ploézal, Gwen, Olivier et leurs 2 enfants, qui eux-mêmes viennent régulièrement ici depuis très longtemps. Et enfin, pour en finir avec la petite communauté de français qui logent avec nous, il y a aussi Maud, sœur d’Olivier et son fils, ainsi que Jeanine et Claude, parents d’Olivier).

 La guesthouse propose uniquement des petits-déjeuners à la française. Aussi, pendant que nous commandons jus de fruits frais et thé. Léti et Gwen sortent dans la rue acheter le petit déjeuner indien pour accompagner nos boissons. Nous découvrons des spécialités indiennes  : des vadas, beignets de pommes de terre et oignons à tremper dans des sauces, et idlis, sortes de boulettes/galettes de farine de riz et lentilles fermentées à manger avec des sauces également, ça cale bien. Nous avions faim mais ne mangeons pourtant pas tout, c’est très copieux ! Ce repas pour 3 a coûté 87 roupies soit la somme faramineuse d’environ… 1 euro ! (100 roupies = 1,45€)

(Comparativement nous nous rendons compte qu’à la Guesthouse, le jus de fruits est cher puisqu’il coûte 90 roupies !)

Bien calées, nous retournons dans nos chambres. Douche, rangement, prise de tête avec la technologie pour trouver comment débloquer le téléphone de Sylvie qui a bloqué sa carte sim…, avec une connexion wifi très aléatoire. Les filles dorment pendant que je commence à écrire. De toute façon il fait trop chaud pour sortir. Le petit vent nous rafraichit bien parce que nous sommes juste au bord de l’eau, mais il n’y a pas un souffle en ville.

Vers 16 h nous sortons. Jamais plus de 20 mètres sans que Léti tombe dans les bras d’autochtones, heureux de la voir : une vieille femme d’abord, des enfants, des hommes, jeunes ou vieux – le cordonnier, le sculpteur sur bois, des femmes, marchandes de fruits, des gipsys dépenaillés qui vendent leurs breloques sur la plage. Elle connait tout le monde (et tout le monde semble la connaître !). Elle nous présente à chaque fois, nous dit les prénoms que nous ne retenons évidemment pas, nous explique de qui il s’agit : la grand-mère de Seenu, le frère de Seenu, la sœur, la belle-sœur, l’ami du frère, le voisin, l’ami du voisin, le père de la belle-sœur, les enfants… bref, nous sommes perdues. Sans compter que Sylvie et moi sommes d’accord sur l’impression qu’ils se ressemblent tous et toutes et qu’il va nous falloir un peu de temps pour les reconnaître. Quant à leurs prénoms, c’est pas gagné non plus. (Passupati, Nazir, Pria, Kalé, … )

Je suis frappée par le nombre de gens abîmés physiquement : cicatrices voyantes, œil mort,  dents gâtées, on imagine que le système de santé n’a rien de commun avec ce que nous connaissons. Les tout-petits enfants sont nus, ou avec juste un tee-shirt. Les femmes, elles, semblent toutes élégantes avec leurs superbes tenues colorées, qu’elles soient en saris ou pas, les hommes sont en chemise avec soit un pantalon, soit un pagne – que certains remontent entre les jambes pour plus de commodité. Mêmes des européens adoptent cette tenue qui semble légère et confortable.

Tous les 30 mètres nous sommes assaillis par des enfants gipsy (les roms chez nous) qui mendient un biscuit, un coca. Et ne lâchent pas l’affaire même si on dit fermement NON ! Nous comprenons très vite qu’il serait inutile de donner quoi que ce soit, ils en demanderaient encore plus et décidons d’attendre la fin du séjour pour nous montrer un peu plus généreuses. Ça fait partie des choses qui me perturbent vraiment et me mettent mal à l’aise. Leurs parents vendent leur breloques et insistent lourdement, nous suivant dans la rue. Léti connait bien un de ces couples qui a ses habitudes dans notre quartier (Fisherman Colony). Ils parlent un peu français et la femme, Pria, insiste pour nous offrir un bracelet de cheville à chacune, pour nous souhaiter la bienvenue. Elle nous fait choisir la couleur et nous l’installe.

Nous n’avons pas encore changé nos euros donc pas de shopping possible pour l’instant, alors que devant chaque magasin le propriétaire nous harangue et insiste pour nous faire entrer. Nous expliquons que nous venons d’arriver, n’avons pas de roupies et reviendrons plus tard. Je commets même l’erreur de répondre à l’un d’eux que oui, je reviendrai demain. (Il me sautera dessus dès qu’il me verra le lendemain en me demandant si je me souvenais que j’avais promis de revenir)

Nous achetons des bananes à une marchande que Léti connait. Minuscules, pas très jolies, mais délicieuses. (les bananes, pas la marchande… mais vous aviez compris, il y a des S)

Nous passons chez la famille de Seenu, nous y rencontrons ses 2 belles-sœurs, dont la femme de Lingesh chez qui nous logeons, et celle de Passupati. Elles sont avec leurs enfants qui sont contents de voir Léti aussi. Nous leur demandons si elles veulent bien nous accompagner demain pour aller choisir des tissus et commander des tenues chez le tailleur. Rendez-vous est pris pour 17h vendredi.

Puis nous partons à la rencontre de Passupati, autre frère de Seenu, qui doit pouvoir changer de l’argent pour nous. Nous le trouvons dans une des boutiques de sa soeur, ou sa belle-sœur, (ou je ne sais plus qui) où il est occupé à réparer un filet de pêche. Il confirme pouvoir se charger de nous changer un peu d’argent. Nous lui remettons 200 euros chacune et il nous donne rendez-vous pour dans une demie-heure, à son magasin. Comme ça, sur le trottoir, à l’entrée d’un cagibi-atelier. Je dis alors à Léti à quel point sans elle ce genre de situation serait impensable.

Nous continuons à déambuler dans les rues grouillantes et bruyantes. Evitant les scooters, les trous dans les bas-côtés (difficile d’appeler ça des trottoirs), contournant les femmes assises par terre qui écaillent des poissons, épluchent leurs légumes ou qui vendent des fruits, ou des petits sacs qu’elles ont cousus elles-mêmes. Toujours des vaches un peu partout dans la rue. Les chauffeurs de TukTuk nous demandent systématiquement où nous allons pour nous y conduire.

 Nous croisons alors Christophe, un français installé à la guesthouse qui vient très souvent ici puisqu’il vend en France des articles indiens. Il nous propose de prendre un tchaï avec lui et des amis, à une échoppe dans la rue. Je n’y ai jamais goûté mais, n’aimant pas le lait, je redoute un peu. Je préfère donc d’abord goûter celui de Léti. Aussitôt l’odeur me rebute, un peu écoeurante je trouve. Je goûte une gorgée et, comme je le craignais, le goût du lait est bien présent, c’est très sucré et vraiment trop écoeurant pour moi. Dommage mais me contenterais donc de thé noir même si il n’est vraiment pas terrible et trop sucré. Nous sommes devant la boutique de Passupati qui arrive dans l’entrefait, il a nos roupies, nous annonce le taux de change obtenu – très convenable et nous prenons nos milliers de roupies. 13600 chacune, précisément. Nous avons l’impression d’avoir de billets de monopoly en mains avec des coupures de 2000, 500 et 100 roupies. Il refuse catégoriquement le pourboire que nous voulons lui laisser en guise de commission. Nous nous baladons encore un peu, puis nous arrêtons à la supérette locale pour quelques achats. Dans les rayons beaucoup de produits ayurvédiques naturels d’hygiène et de beauté pour des prix qui nous semblent dérisoires.

Nous repassons ensuite à la guesthouse où nous avons rendez-vous avec Gwen et Olivier et leur famille élargie. Nous allons dîner tous ensemble dans un restaurant végétarien comme il y en a beaucoup. Lavabos au milieu du restaurant comme partout pour se laver les mains avant et après le repas puisqu’en Inde on mange avec les mains. Nous testons de nouveaux plats indiens, dont les saveurs sont excellentes mais vraiment trop pimentées pour mon palais (et celui de Sylvie). Espérons que nous allons nous habituer. Nous mangeons quand même largement à notre faim, et goûtons aussi les plats des autres. Gwen insiste pour nous inviter pour notre premier repas en Inde. Nous sommes gênées d’accepter mais cédons quand elle éclate de rire en nous annonçant le total de l’addition :  1000 roupies… pour 11 personnes (soit environ 14,50€)

Nous rentrons tranquillement à la GuestHouse par des petites rues très calmes et bien agréables dans la douceur du soir, éclairé par une magnifique pleine lune. (dois-je préciser que la température est largement comparable à celle d’une soirée d’été dans le sud de la France).

Je me mets tôt au lit pour continuer à écrire ces lignes. La richesse de cette journée me laisse pantoise, c’est le mot juste. Je ne sais pas encore si j’aime l’Inde ou pas, tellement bousculée dans tous mes repères, mes habitudes. Tant de choses vont à l’encontre de nos modes de vies, nos modes de communication, nos fonctionnement, nos certitudes, mais j’aime ces sensations diverses et variées qui me font l’effet de montagnes russes. Passant de l’émerveillement au dégoût, de la surprise à une sorte de crainte, du plaisir à l’agacement, de l’excitation au rire … C’est totalement inédit pour moi et la nuit va me faire digérer tout ça. Une chose est certaine : j’ai déjà hâte à demain pour savoir de quelle manière la digestion aura agi. Et je suis épuisée par le voyage et toutes ces émotions, la récupération sera salutaire.

Promis, je ne détaillerai pas toutes mes journées comme celle-là, mais c’est la première, et j’ai envie de la partager avec vous, sachant qu’il se passera un moment avant que je puisse le faire de vive voix.

Ah, au fait, ce matin, en défaisant mon petit sac à dos, j’ai retrouvé mes chaussettes et mon manchon de contention qui y étaient restés bien sagement. Je les soupçonne fortement d’être restés planqués exprès pour me contrarier.

5 commentaires sur « Jour 1- Plein les yeux et les oreilles ! »

  1. Salut Catherine ! Contente d’avoir des nouvelles : on a l’impression d’y être, enfin en tout cas je visualise très bien ce que tu décris. Je me perds un peu dans les prénoms mais ça a toujours été un de mes problèmes…Je vais aller « voir » sur internet à quoi ressemble ce village…Profite-bien ! bisous. Corinne

    Aimé par 1 personne

  2. quel bonheur de pouvoir te lire et avoir grâce à tous tes mots des images , des couleurs ! nous pouvons partager ton dépaysement et ce grand bain en Inde ! encore une fois bon périple et à très vite pour la suite ! bisous à vous 3 ! ta maman

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  3. Bonjour copine
    En vacances je me pose pour te lire. Mais vu le rythme d’écriture et le retard pris ca va remplacer mon roman actuel ! 😋
    Génial cette idée de partage mais ca m’étonne pas de toi… Alors belles rencontres, bonnes surprises avec peut être moins d’épices : )

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    1. Coucou, t’as vu j’ai ralenti le rythme exprès pour te laisser du temps. Mais c’est du boulot de rattraper du coup.
      Me voilà sur les traces des gars Licart… avec quelques années de plus ! 😉
      Gros bisous à tous

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