Jour 22 : La possibilité d’une île…

Hier, j’ai quand même oublié de raconter qu’après trois jours passés à beaucoup marcher dans les rues de Bangkok, j’ai décidé en rentrant de récompenser mes pieds en leur offrant un massage d’une heure. Le salon attenant à la guesthouse me paraît parfait; la jeune femme qui le tient, devant qui je passe tous les jours, a toujours un mot gentil et un sourire, je m’adresse donc à elle. Il est déjà plus de 21h, je n’ai pas mangé mais je fais passer mes petons sollicités et malmenés avant mon estomac, toujours bien soigné lui. J’ai demandé le massage des pieds d’une heure, mais les jambes, bras, nuque et haut du dos ne sont pas oubliés pour autant. Quel bonheur ! J’en oublie ma faim. Je m’endormirais bien là…

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Vendredi 3 mars :

Ce matin je rends ma chambre. Le Shanti Lodge, où je viens de passer 5 jours, qui  m’avait été recommandé par Martine est une bonne adresse à garder : dans un quartier tranquille et agréable, à 2 pas du fleuve et ses taxi-boats. Près du centre.

Je règle ma note et, mon sac sur le dos, me mets en quête d’un taxi jusqu’à la gare routière. J’ai réservé par internet le transport en bus pour aller jusqu’à l’île de Koh Chang. Plus de 5h de trajet prévus, plus la traversée en ferry et le taxi jusqu’à l’hostel que j’ai réservé.

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Trajet sans encombre – mis à part les bouchons habituels. Trouver le bon guichet ou m’adresser est un défi et j’arrive donc délibérément très en avance, d’autant que la réservation précisait d’arriver 45mn en avant car les bus pouvaient partir plus tôt. Après avoir demandé à plusieurs interlocuteurs, je trouve enfin le guichet de TTT au milieu de dizaines d’autres. On me donne mon ticket, sur lequel tout est évidemment inscrit en thaï mais sur lequel la préposée – a entouré au stylo le n° 17 qui y figure. J’en conclus que c’est le quai d’où part le mini-bus. J’achète à manger et à boire dans la gare, et à midi, horaire prévu, on nous laisse monter à bord. En plus des passagers thaïs. Nous sommes 5 backpackers (voyageurs en sacs à dos), il n’y a pas de coffre et autant de passagers que de places assises. Nos sacs sont donc entassés sur un des sièges, et les passagers se tassent à 5 sur une banquette arrière prévue pour 4. J’ai de la chance, j’ai la bonne place, près de la porte, avec de la place pour allonger un peu mes jambes. Le trajet passe assez vite, avec une pause en route. Nous déposons 3 ou 4 de la dizaine de passagers en route. Arrivés à proximité de Trat, dernière ville avant l’embarcadère pour le ferry, le mini-bus s’arrête au milieu de nulle-part. Devant un cabanon-guichet. Un pick-up taxi est stationné devant. Le chauffeur nous fait descendre. Nous dit que nous devons acheter notre ticket pour le ferry (nous étions tous persuadés que la traversée était comprise dans le prix, mais ce n’est heureusement pas cher, 80 baths). Le mini-bus repart et nous embarquons dans  le pick-up avec d’autres passagers arrivés eux par un gros autocar. Nous sommes extrêmement tassés à l’arrière, sans place pour nos sacs casés comme nous pouvons entre nos jambes. Heureusement, il n’y a que quelques kilomètres à parcourir avant l’embarcadère du ferry.

Nous n’avons pas longtemps à attendre avant que celui-ci se présente et nous embarquons rapidement.

La traversée dure environ 45 minutes et nous débarquons sur l’île de Koh Chang. Mon choix s’est porté sur celle-ci (après avoir quand même hésité avec Koh Lanta, pour le clin d’œil) parce qu’elle est facile et relativement rapide d’accès depuis Bangkok, et réputée plutôt préservée du tourisme de masse. La majeure partie de l’île étant montagneuse et couverte par la jungle, elle est restée en grande partie sauvage. Une route unique en fait le tour (et encore pas complètement) et c’est sur sa façade ouest que sont les larges plages de sable fin, c’est donc là qu’on y trouve les resorts et autres complexe hôteliers. Une large partie de l’île est protégée en faisant partie d’un parc naturel. Chang signifie éléphant en thaï, koh = île Koh Chang est donc l’île aux éléphants.

La nuit tombe et nous nous entassons au mieux dans les pick-up taxis qui attendent à l’arrivée du ferry pour desservir les différentes plages où sont groupés les hébergements des passagers.

Il est près de 19h quand j’arrive à l’hostel que j’ai réservé. Je prends possession de mes quartiers, et suis ravie de pouvoir prendre une douche sans perdre de temps. Puis je ressors pour dîner et me régale d’une soupe aux nouilles et fruits de mer dans un petit stand de rue sur la place au pied de l’hostel, et é&fréquenté uniquement par des thaïs. Je suis d’ailleurs surprise de constater que les terrasses des restaurants « classiques » selon les normes occidentales sont pleines de monde alors que les prix pratiqués sont 3 ou 4 fois supérieurs à ce qu’on trouve dans la rue. Mais bon, je suppose que quand on est dans un resort sur une île thaïlandaise, c’est d’abord pour la plage et le confort, pas pour se mêler aux autochtones…

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Un commentaire sur « Jour 22 : La possibilité d’une île… »

  1. Coucou Catherine,

    Je suis admirative de ton parcours et pour répondre à ta question posée précédemment sur le peu de gens de notre age osant ce genre de périple, je crois que nous manquons pour la plupart
    de courage pour partir ainsi à l’aventure. Je dois bien reconnaitre que je n’en serais pas capable. Certes, quand je voyage je n’aime pas les hotels clubs isolés où nous ne voyons pas grand
    chose du pays, ni de la façon dont vivent ses habitants mais j’aime bien mon petit confort et ne suis pas trop aventureuse. De plus mon anglais ne me permettrait pas de me débrouiller
    toute seule, ce qui est un réel handicap. Et visiter seule ne me pose pas de souci mais en revanche j’ai plus de difficulté pour aller diner en solo, certainement une question d’habitude.
    Néanmoins, j’ai connu des personnes (plus souvent des hommes) qui tentaient l’aventure comme toi mais en y refléchissant c’étaient des personnes plus jeunes. Je pense que tu devrais
    Quand même en rencontrer, il existe encore des baroudeurs et il parait qu’il y a de plus en plus de personnes seules. Je te souhaite de belles rencontres.
    Et si jamais, tu en a vraiment ras le bol d’être seule, peut-être pourrais je te rejoindre pour quelques jours en fonction de mes disponibilités (pas dans l’immédiat car je rentre d’une
    Semaine à Marrakech et il faut bien que je travaille un peu et que je renfloue mon compte) mais pourquoi pas en avril ou mai ? Tes recits me donnent envie de repartir en Asie.
    Je t’embrasse et profite bien.

    Christine.

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