Jour 109 à 112 : Débauche de couleurs dans la montagne

Jeudi 25 mai :

Après 3 jours passés à Hanoï, il est temps d’en partir. J’aime vraiment l’atmosphère de cette ville. Nous n’avons évidemment pas eu le temps de tout visiter, notamment le Temple de la littérature que j’espère peut-être pouvoir découvrir quand je vais y repasser.

Le voyage avec Christine se passe parfaitement bien. Même rythme, mêmes envies de visites. Nous laissons la part belle à la flânerie. Un peu de shopping (j’en profite pour faire des achats de cadeaux que Christine pourra ramener en France). Les tentations sont grandes et nous devons nous raisonner. Il n’y a que sur le choix des endroits où manger où nos avis divergent un peu. Alors que je privilégie quand je suis seule  les « cantines » fréquentées par les locaux, ou les stands de rue, Christine préfère les restaurants, conseillés par le guide du routard, et ne souhaite pas manger dans la rue, craignant les conditions d’hygiène. Évidemment les prix restent très modestes puisque nous ne mangeons jamais pour plus de 5 ou 6 euros par personne, mais ça reste 2 fois plus cher que mes adresses habituelles. Je comprends cette préférence qu’elle m’avait clairement expliquée et ça ne me demande pas d’effort de manger dans des endroits plus confortables. D’autant que les cartes sont évidemment alléchantes.
Quant à l’hôtel où nous avons séjourné, il est idéalement placé en plein vieux quartier touristique à 2 pas du Lac de l’Epée. Notre belle et grande chambre double est confortable et bien équipée. (Même si, selon mes critères, les Guesthouses 3 ou 4 fois moins chères où je séjourne habituellement sont largement aussi satisfaisante mais on n’est évidemment pas dans le même registre, ni même niveau de confort.)

Un dernier petit tour autour du Lac après le petit-déjeuner, et, à 13h notre chauffeur vient nous chercher. Nous avons un mini-van pour nous toutes seules. Direction Sa Pa, dans la montagne du Nord-Vietnam, à la frontière avec la Chine.

IMG_77176 heures de trajet, essentiellement par autoroute, mais notre chauffeur dépasse rarement les 60km/h. Il faut dire que même sur autoroute la chaussée abîmée est fréquente. Les derniers kilomètres se font à travers la montagne où nous contemplons les premières plantations en terrasses.

IMG_5521Arrivées à Sapa nous découvrons que notre chauffeur ne connaît absolument pas la ville et doit demander son chemin à plusieurs reprises. Heureusement que j’ai le GPS Maps.me et que je lui indique le chemin de l’hôtel réservé par l’agence à qui nous avons confié l’organisation de ces 4 jours…

Premier constat en descendant de voiture : il fait frais, voire même un peu froid. Pour la première fois depuis très longtemps, j’enfile un sweat. Nous sommes bien accueillies à l’hôtel et on nous mène à notre chambre après nous avoir offert un thé (Lipton, comme souvent !). Nous devons monter au 4ème étage, sans ascenseur, pour découvrir une jolie chambre très spacieuse. Mauvaise surprise : le bruit ! Alors que nous avons une superbe baie vitrée, une vue à couper le souffle sur le Mont Fansipan, plus haut sommet d’Indochine, et même une grande terrasse, un chantier de construction jouxte l’hôtel juste en contrebas sous nos fenêtres. Quand nous redescendons pour aller dîner, nous demandons au patron à quelle heure le chantier démarre le matin. Il nous annonce que la journée commence à 6h, nos rêves de tranquillité s’envolent. Et encore plus quand nous constatons que le chantier ne s’arrête pas avant 22h… Il faut préciser que la ville de Sa Pa, très prisée par les colons français dans les années 50, connaît un développement touristique intense depuis 4 années. Depuis qu’une autoroute la relie à Hanoï en 5 ou 6 heures quand il en fallait 8 auparavant. C’est pourquoi dans toute la ville des chantiers de construction d’hôtels sont en route. Il n’y a actuellement pas assez d’hébergements pour accueillir la foule des vietnamiens qui s’y pressent le week-end. Heureusement l’atmosphère de la ville fait un peu oublier ces désagréments, même si elle est en effet entièrement tournée vers le tourisme.

Dans la rue, nous croisons beaucoup de femmes montagnardes des ethnies minoritaires qui peuplent la région. En tenues traditionnelles richement colorées et brodées, elles viennent ici à pied chaque jour pour y vendre leur artisanat. Tissus de chanvre teints en indigo au batik, broderies, sacs, pochettes, écharpes… Beaucoup de fillettes, arpentent aussi les rues en insistant pour qu’on leur achète des bracelets ou des petits sacs brodés.

IMG_5678Du coup, je ne prends quasiment pas de photos, elles sont là d’abord pour gagner leur vie et je ne me sens pas de leur demander si je peux photographier alors que je ne leur achète rien.

Après un excellent dîner retour à notre chambre où nous constatons que même après 10h et jusqu’à plus de minuit on entend encore des bruits des chantiers alentours… bouchons d’oreilles indispensables ce soir.

Vendredi 27 mai :

Pendant le petit-déjeuner, Thiet, notre guide pour ces 3 jours vient nous rejoindre. C’est un vietnamien de Sa Pa, âgé de 25 ans, qui parle un très bon français. Il nous explique qu’il l’a appris en suivant les groupes de touristes francophones mais n’a jamais pris de cours. Il nous détaille le programme des jours à venir et nous nous accordons sur les horaires.
Pour ce matin, c’est une marche jusqu’à Cat Cat, le village en contrebas, de l’ethnie minoritaire H’Mong noir, qui nous attend. Conformément à notre souhait, nous sommes plus dans le registre de la balade que la vraie randonnée, Christine n’étant pas habituée à ce type d’activité. Thiet est un guide intéressant qui nous explique en détail aussi bien la flore qui nous entoure que la vie quotidienne des vietnamiens et des montagnards d’ici. Nous sommes également impressionnées par sa connaissance de la culture française et est incollable sur la politique. Il regarde régulièrement TV5 Monde et lit la presse française. Il en sait presque plus que moi qui suis un peu déconnectée depuis bientôt 4 mois.

Nous parcourons quelques kilomètres, toujours en descente mais avec quelques passages boueux, caillouteux et glissants où il se révèle très prévenant avec Christine. (moins avec moi parce qu’il voit que je suis plus à l’aise et équipée de chaussures de rando). Les paysages sont superbes.

Sur le chemin nous croisons essentiellement des femmes, toujours en tenues traditionnelles.

IMG_5520Dans cette région, beaucoup de guides anglophones sont des femmes montagnardes, les hommes se chargeant eux des travaux agricoles. Dans le village, clairement aménagé à des fins touristiques, nous visitons l’intérieur de deux ou trois maisons.

L’activité principale de cette ethnie est d’une part la culture du riz, mais aussi le tissage du chanvre, la teinture à l’indigo en utilisant la technique du batik (dessins à la cire avant de teindre le tissus, puis de faire fondre la cire qui laisse alors le dessin original en blanc), et la broderie.

Dans tout le village des tissus indigo sont en train de sécher.

Sur le chemin Thiet nous propose d’utiliser une plante pour nous laver les mains. Il nous demande de froisser et presser vigoureusement des feuilles dans nos mains. Nous jouons le jeu. Quand la sève ainsi extraite est enfin sèche sur nos mains, elles sont en effet toutes douces… et bleues foncé ! il s’agissait en fait de la plante dont la teinture indigo est extraite des racines.

IMG_7467La météo est idéale ; pas trop chaud, un peu d’air, juste ce qu’il faut pour ne pas souffrir en marchant mais avoir confortablement chaud quand même.

Nous assistons ensuite à un spectacle de danse traditionnelle (un peu barbant) que nous n’osons pas quitter avant la fin puisque nous en sommes les seuls spectateurs. La qualité est loin d’être au rendez-vous : c’est uniquement fait pour les touristes et ces jeunes danseurs manquent visiblement d’enthousiasme.

C’est en voiture que nous retournons à Sa Pa à l’heure du déjeuner. Thiet nous propose au choix de nous faire visiter Sa Pa l’après-midi, ou de nous laisser découvrir la ville par nous-mêmes. Equipées du fidèle guide du Routard que Christine a emmené dans ses bagages, nous choisissons de nous y promener seules. Nous aurions bien aimé retourner faire une sieste dans notre chambre mais le bruit du chantier voisin règle la question.

Nous allons donc de boutique en boutique admirer les trésors artisanaux proposés. Nous partons faire le tour du Lac au milieu de la ville.

Plusieurs influences architecturales se croisent ici. Depuis le chalet savoyard, en passant par la maison à colombage ou la construction très moderne. Les nouveaux monstrueux hôtels en construction défigurent pas mal le paysage et cette bétonisation effrénée fait craindre le pire pour l’avenir. Sa Pa est en train de perdre son authenticité et nous nous disons que les touristes occidentaux risquent de fuir cette ville si elle évolue dans ce sens.

Mais cette expansion est d’abord vouée à satisfaire les touristes vietnamiens qui se pressent en masse ici. La ville manque notamment d’hôtels 5 étoiles avec piscine, et 2 sont en construction.

Nous allons jusqu’au marché couvert, où, une fois de plus, nous sommes impressionnées par la quantité de stands qui proposent tous la même chose. Comme souvent au Vietnam, une partie regroupe les vendeurs de vêtements, de babioles et souvenirs en tous genres, une partie l’épicerie, alors que les fruits, légumes et viandes sont plutôt à l’extérieur.

Un rapide passage par notre chambre pour y déposer nos achats et prendre un thé, après avoir bien marché toute la journée, nous optons pour une séance cocooning avec un massage des pieds.

IMG_7456Samedi 28 mai :

Aujourd’hui nous commençons la journée par un petit trajet en voiture jusqu’au point de départ de la randonnée qui doit nous conduire jusqu’au village où nous passerons la nuit chez l’habitant. Une chance ;  nous n’avons pas à transporter nos sacs puisque le chauffeur nous rejoins sur place et y apporte nos bagages. C’est ça le voyage grand luxe… j’avoue que cet aspect des choses me convient tout à fait.

Nous marchons sur des chemins bien aménagés et agréables. Les gammes de vert des rizières en terrasse sont un enchantement pour la vue.

Je me repais de ces paysages époustouflants dont je rêvais quand je pensais au Vietnam. Comment ne pas être saisie par la beauté du monde. Impressionnant aussi de se dire que ces terrasses ont été entièrement façonnées par l’homme, à la main, sans aucune aide mécanique, depuis les dizaines d’années où ces montagnards chinois se sont installés ici. Le gouvernement communiste vietnamien met tout en œuvre pour maintenir ces populations ici, et améliorer leurs conditions de vie. C’est une sécurité pour lui que, dans cette région frontalière avec la Chine, les habitants soient loyaux. Aussi s’assure-t-il de leur fidélité en leur offrant par exemple la gratuité de l’école, alors qu’elle est payante pour les vietnamiens.

Le riz est en cours de culture. Dans certaines parcelles il est déjà avancé et même en train d’être repiqué, alors que dans d’autres il n’a pas encore poussé.

Tout cela donne un camaïeu de couleurs allant du brun au vert en passant par toutes les nuances, du plus vif au plus foncé. On croirait la palette d’un peintre. C’est véritablement époustouflant.

A l’heure du déjeuner nous arrivons en contrebas au village de Y Linh Ho, auquel nous accédons par un pont puisqu’une rivière le traverse.

IMG_5790Nous nous arrêtons dans une cantine sans aucun touriste. Christine fait une entorse à ses précautions. Le repas est copieux et très bon (à part le Tofu frit, très spongieux alors qu’il peut être bien meilleur). C’est vrai que les conditions d’hygiène ne sont surement pas de la plus grande rigueur, mais les produits utilisés sont toujours très frais. Nous voilà requinquées pour reprendre notre marche.

Toujours ces paysages inouïs. Nous traversons un autre village dans lequel nous faisons un arrêt dans un magasin de souvenirs, dont la vendeuse est une amie de Thiet. On nous propose un siège et un verre d’eau et Il nous explique qu’elle fait partie de l’ethnie Zaï, dont le langage est très proche du Thaï. Leur tenue vestimentaire est reconnaissable (chaque ethnie à la sienne), plus sobre que celle des H’mongs mais très jolie aussi. Cette jeune femme souhaite apprendre le français et Thiet lui donne donc un petit cours à chacun de ses passages. Il lui traduit les mots ou phrases qu’elle souhaite apprendre, et elle en note la phonétique en vietnamien. Je demande à voir ses notes. C’est intéressant de voir comment le vietnamien se prononce. Puis elle nous demande si elle peut s’exercer avec nous. Je constate une fois de plus que les vietnamiens n’ont aucun complexe à oser parler. C’est souvent ce qui nous arrête quand nous apprenons une langue : la peur d’être ridicule. Eux n’hésitent jamais à s’exercer avec les étrangers, sont attentifs et essaient de répéter le mieux possible. A Hanoï notamment, mais aussi à Ho Chi Minh, à DaLat, j’ai été fréquemment abordée par de jeunes vietnamiens qui demandent juste si on peut discuter pour exercer leur anglais… ça a souvent créé des moments très sympas, et ça s’est terminé parfois par des selfies et des échanges de Facebooks. Une jeune vietnamienne ainsi rencontrée à DaLat, m’écrit régulièrement.

Puis Thiet nous demande si nous voulons apprendre à notre tour un peu de vietnamien. Il nous explique qu’il y a 6 tons pour chaque lettre (ou syllabe, j’avoue ne pas avoir tout retenu), il illustre son propos en nous écrivant des mots, qui se prononcent différemment selon les accents qui indiquent le ton. Mais pour notre oreille, impossible de saisir les nuances, nous entendons la même chose à chaque fois.

IMG_7480Après cet intermède linguistique nous reprenons notre route. C’est maintenant dans des sortes d’allées cimentées, serpentant au milieu des rizières que nous cheminons.

Les paysages sont toujours aussi grandioses et nous sommes véritablement à l’intérieur de ce tableau vivant. Quel bonheur pour les yeux !

Enfin vers 16h30 nous arrivons à notre destination finale : le village de Ta Van. Une famille Zaï nous accueille chez elle. C’est ce qu’on appelle ici un « homestay », logement chez l’habitant. Idéalement situé avec une vue splendide.

IMG_5862Nous sommes chaleureusement accueillis par la mère. Elle est déjà en train de commencer préparer le repas. Elle nettoie un gros poisson chat qu’elle nous servira ce soir. Pour cela elle est installée dans ce qui pourrait ressembler à un grand évier, s’il n’était pas à même le sol, et elle à l’intérieur, assise sur un petit tabouret.

IMG_7485On nous montre nos lits à l’étage. C’est un grand dortoir où une douzaine de matelas équipés de moustiquaires sont disposés autour d’une mezzanine. Il n’y a aucune porte. Et les murs ne sont pas pleins mais ajourés. Il n’y fait pas très chaud mais nous constatons qu’il y a des couettes très épaisses. Christine n’est pas vraiment emballée par l’idée de passer la nuit ici. Elle redoute d’abord les insectes en tout genre. Et puis les bruits inhabituels, le froid aussi…

La salle de bain du rez-de-chaussée est bien équipée et il y a même de l’eau chaude, véritable luxe ici. Cette maison a évidemment été spécialement équipée pour pouvoir accueillir les touristes. Le gouvernement et diverses associations incitent par des aides financières les montagnards à transformer leurs modestes maisons en Homestays, afin de leur permettre de tirer des revenus de la demande touristique croissante.

Une fois que nous nous sommes douchées, nous proposons notre aide en cuisine. La femme parle quelques mots d’anglais, mais Thiet est notre interprète. Nous aidons d’abord à éplucher un légume vert qui fait penser à des feuilles d’épinard. Puis nous confectionnons des nems. On nous montre comment les rouler. Nous nous en sortons plutôt bien.

IMG_5874Nous prenons ensuite le temps d’admirer le coucher du soleil sur les montagnes depuis la terrasse de la maison qui surplombe les rizières.

IMG_7507Puis nous nous mettons à table. Nous sommes une douzaine autour d’une table basse installée sur la terrasse. Le père de la famille nous a rejoints après sa journée de travail dans les rizières, le plus jeune fils âgé de 27 ans également. Se joignent aussi à nous un frère, sa femme et leurs 3 jeunes enfants. Une grande variété de plats tous plus délicieux les uns que les autres nous est proposée. Porc bouilli, bœuf grillé, poulet au poivrons verts, nems, poisson-chat, tofu, légumes verts, haricots, riz à la vapeur… et j’en oublie. La table est couverte de plats dans lesquels nous piochons pour remplir nos petits bols.

IMG_5876Et en guise de boisson, de l’alcool de riz, que nous sommes sensées boire cul-sec, comme ils le font tous. Thiet nous explique aussi que pour les remercier nous devons nous aussi demander à remplir les verres et lancer un toast. Christine et moi jouons le jeu une première fois mais ensuite nous vidons nos verres à petites gorgées et nous arrêtons bien avant eux. C’est ensuite de la liqueur de pêche qui nous est offerte. Nous demandons quand même un verre d’eau et, à notre surprise, c’est de l’eau chaude qu’on nous amène. Nous précisons donc que nous préférons l’eau fraîche… Une fois le repas terminé nous aidons à desservir et constatons que les hommes participent spontanément, que ce soit le fils ou le père.

IMG_7523Il est l’heure d’aller tester nos couches… Si je n’ai aucune inquiétude quant à la nuit que je vais passer, pour Christine c’est le summum de l’aventure. Pas du tout son univers ! En plus ses mollets sont douloureux suite à la marche en montagne de ces 2 jours. J’ai avec moi une huile ayurvédique que j’avais achetée en Inde, je lui propose donc un massage avant de l’enfermer hermétiquement dans sa moustiquaire.

IMG_5882Tout ça nous vaut une partie de franche rigolade. Je m’endors sans aucun souci et j’ai bien du mal à émerger à 6h30 comme prévu le lendemain matin.

Dimanche 29 mai :

La nuit aurait été meilleure pour moi si je n’avais pas eu trop chaud. La couette était bien trop lourde et épaisse pour moi. Je suis donc passé de beaucoup trop chaud, à glacée quand j’enlevais la couette parce que j’étais en nage. Pas terrible. Il faudra leur conseiller de prévoir un drap ou une couverture plus légère. J’aurais dû prendre mon sac-à-viande. Christine pour sa part n’a quasiment pas fermé l’œil de la nuit. Les aboiements des chiens, les ronflements des hommes qui dorment au rez-de-chaussée sans cloisons, leur toux, les cris des coqs… Tous ces bruits auxquels je ne fais même plus attention. Je les entends sans doute aussi mais me rendors aussi sec. Thiet nous incite à vite nous lever pour venir admirer le lever du soleil…

Le petit-déjeuner nous attend. A notre grande, très grande surprise, la femme nous a préparé des crêpes. Exactement les mêmes que celles que nous faisons chez nous. C’est apparemment un plat traditionnel dans ces montagnes aussi, sans doute un vestige de la présence française. On nous propose aussi du riz, de la viande mais nous déclinons et nous contentons de bananes et de thé pour accompagner ces délicieuses crêpes.

Puis c’est l’heure de faire nos adieux et de chaleureusement remercier nos hôtes de leur bel accueil. Nous retrouvons le mini-van et ce sont 3 heures de route qui nous attendent pour aller jusqu’à la ville de Bac Ha où un grand marché se tient le dimanche. A ce marché, réputé dans toute la région, se retrouvent toutes les ethnies qui la peuplent. Nous avons hâte d’y être et espérons que ça vaut vraiment de faire tant de route.

Nous y arrivons vers 11 h après un trajet éprouvant tellement les routes sont mauvaises. D’autant que les amortisseurs du van semblent très fatigués.

Mais pas de regret, c’est vraiment impressionnant. Des costumes aux couleurs vives partout, de l’animation, du bruit, des cris…

Thiet nous conduit d’abord vers les animaux. Coqs de combats, que les hommes testent avant de les acheter, oiseaux siffleurs en cages, buffles, poules, canards…

 Thiet négocie même une poule pour lui qu’il trimballera jusqu’au retour au van.

IMG_5926Tout le marché est un festival de couleurs, de bruits, d’odeurs. Une fois de plus, nous en prenons plein les yeux.

Déjeuner dans un restaurant avant de reprendre la route vers Hanoï. Nous déposons au passage Thiet dans un village plus loin pour qu’il prenne un bus pour Sapa. Une fois de plus nous avons la mauvaise surprise de constater que notre chauffeur ne connait pas la route. Il se fait indiquer le chemin pour reprendre l’autoroute à plusieurs reprises mais se perd quand même. Nous faisons un détour qui nous rallonge le temps de trajet d’une bonne heure. Cette fois encore, c’est mon GPS qui nous sauve la mise. Le retour nous semble interminable d’autant que nous arrivons dans les bouchons du dimanche soir à Hanoï. De plus, le vieux centre étant piéton le week-end, notre chauffeur ne peut pas aller jusqu’à l’hôtel. Il nous dépose donc plus tôt et arrange notre transport jusqu’à l’hôtel en cyclo-pousse. Nous qui nous étions justement dit qu’il faudrait qu’on essaye, c’est chose faite. Nous avons pitié de notre pauvre cycliste qui doit pédaler fort pour nous déplacer avec nos sacs… Mais encore une bonne partie de fou-rire à la clé.

Demain, ce sont de nouvelles aventures vers la Baie d’Halong – terrestre pour commencer – qui nous attendent.

PS : Christine, quand tu auras lu cet article, n’hésite surtout pas à y apporter ton grain de sel, tes impressions, tes anecdotes en commentaires. L’idéal aurait été d’écrire à 2 mais on n’en a même pas eu le temps (déjà que pour les cartes postales ça a été compliqué… 😉

 

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