Jour 148 à 157 : Où je tombe sous le charme du Laos

Avant tout, puisque je publie ce post avec plus 3 semaines de décalage, il faut que je vous dise : J’AI ADORÉ LE LAOS !!!
C’est un énorme kif. J’ai dû le quitter il y a 2 jours puisque mon mois de visa expirait lundi, mais j’aurais pu prolonger vraiment avec plaisir…
Merci à tous ceux qui m’ont convaincue d’y venir !

Retournons donc à Luang Prabang pour un séjour qui  s’est déroulé sous le signe de la douceur de vivre à la laotienne…

Vendredi 30 à dimanche 2 juillet :

Alors que mon arrivée à la gare routière s’est faite sous un crachin brouillardeux (ça n’existe pas mais je suis certaine que vous voyez très bien ce que je veux dire), le ciel se dégage assez rapidement. Un tuk-tuk collectif jusqu’au centre, et comme d’habitude j’indique ma Guesthouse au chauffeur pour être déposée devant. (Moins j’ai à marcher avec mon barda, mieux je me porte)
Comme toujours ma première visite des environs se fait à pied après avoir pris possession de ma chambre dans une Guesthouse à 2 pas du centre animé. Ce dernier est enclavé sur une langue de terre entre le Mékong et la rivière Nam Khan, l’un de ses affluents.
Je découvre une petite ville très jolie, avec de belles petites maisons de style colonial (la colonisation française a laissé son empreinte ici) et beaucoup de verdure et de fleurs. Une impression de petite cité balnéaire paisible même si touristique se dégage. Luang Prabang était la capitale du Laos jusqu’en 1946. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1995. A ce titre la ville est donc particulièrement préservée, et les bâtiments anciens sont entretenus et rénovés.

Les paysages le long des 2 fleuves sont superbes.

 

Des ponts de bambou permettent d’aller d’une rive à l’autre de la Nam Khan.

IMG_0382Le Mékong lui se traverse en bateau. Et au milieu de la langue de terre, au  milieu des maisons ; des temples, beaucoup de temples. Je me contente d’en admirer l’extérieur en ce premier jour.

 

Je m’offre un petit déjeuner-brunch royal dans une boulangerie française, avec entre autres de la baguette aux céréales et de la confiture/compote maison. Me voilà requinquée après ma nuit dans le bus.
Je décide de louer un vélo pour les 3 jours que j’ai prévu de passer ici.
En fin de journée, un grand marché de nuit s’installe dans la rue principale. Je m’y balade avec plaisir sans être sollicitée de toutes parts pour acheter.

 

Mes journées à Luang Prabang s’écoulent paisiblement. Décidément le Laos me plait bien. Et cette ville a un charme indéniable.
Il y a des touristes mais pas d’agitation. L’ambiance est à la détente et à la flânerie.
Très vite je décide d’y prolonger mon séjour, je comprends déjà que je vais sûrement rester plus que les 2 semaines envisagées dans ce pays.
Je vais beaucoup me promener en vélo jusqu’aux villages voisins notamment en empruntant le vieux pont réservé aux 2 roues.

 

Le soir avant la nuit, je prends l’habitude d’aller m’installer au bord du Mékong avec de la lecture, tout en admirant le coucher du soleil. J’ai trouvé un endroit isolé, avec un banc au milieu des arbres, face au fleuve. Je suis la seule à venir ici et c’est un vrai moment de bonheur.

 

Pour dîner il n’y a que l’embarras du choix : des bars-restaurants sympas et cosy tout le long de la rue principale où on peut manger aussi bien des spécialités laos comme les rouleaux de printemps ou des nems, que des plats occidentaux, un alignement de stands à l’entrée du marché proposent eux aussi bien des noodle soupes ou fried rice, que de délicieux sandwiches très bien garnis de crudités, avocat, poulet, thon, omelettes… On ne sait pas par quel bout les manger sans perdre la moitié de la garniture en route mais ils sont excellents. Et même le pain n’est pas mauvais.

IMG_0353Et sinon il y a aussi une ruelle qui part de l’autre côté du marché où ce sont de grands buffets à volonté et de délicieuses viandes ou poissons au barbecue qui sont proposés avec le traditionnel sticky rice (traduit par riz gluant alors qu’il est plus collant que gluant). Ce riz est cuit dans à la vapeur dans un petit contenant en bambou.

IMG_8325Très compact, il se mange avec les doigts et est utilisé comme du pain en fait. Personnellement j’aime beaucoup même si c’est un peu étouffe-chrétien.

Je me régale ici une fois de canard grillé à point, cuit avec une marinade goûtue, et servi coupé en morceaux. Je teste aussi le poisson une autre fois, tout aussi délicieux.

 

Lundi 3 juillet :

Vanessa avec qui j’ai gardé contact me propose que nous nous retrouvions pour aller visiter les cascades de Kuang Si, à une trentaine de km de Luang Prabang. Nous pensons d’abord partager un tuk-tuk mais finalement nous avons réservé nos places dans un mini-van par l’intermédiaire de sa guesthouse.
3 bons quarts d’heure de route dans la montagne avant d’arriver sur place. Le temps est gris et couvert mais ce n’est pas gênant, il ne pleut pas.

Juste après l’entrée du parc, se trouve un centre de sauvetage d’ours sauvés des braconniers. Je leur trouve l’air bien triste et ils me font pitié même s’ils sont là pour leur sauvegarde. Du coup je ne m’y attarde pas.

Quelques centaines de mètres à parcourir dans la forêt avant de voir les premières chutes. C’est grandiose, une eau turquoise. Ça me rappelle les lacs de plitvice ou de Krka en Croatie. Et comme justement Vanessa est croate par ses parents, nous en parlons évidemment.
Je ne m’étends pas sur la description et vous laisse admirer les photos.

 

Nous avons de la chance ; à cette époque l’eau est souvent plus marron que bleue ou verte apparemment mais comme il n’a pas trop plu ces derniers jours, nous avons droit à un  magnifique camaïeu bleu/vert transparent.
Nous nous promenons et trouvons un endroit tranquille pour manger avant d’aller nous baigner.
Nous apprécions qu’il n’y ait pas beaucoup de monde, et cette baignade est vraiment un grand bonheur. Un peu de fraîcheur et suffisamment de fond pour nager.
La journée passe très vite et nous repartons sous les premières gouttes de pluie avant un orage qui s’avérera assez violent. Tellement que je ne ressors pas et me contente d’un dîner « nouilles instantanées » dans ma chambre.

Mardi 4 juillet :

Vanessa m’a parlé d’un book shop/Salon de thé sympa tenu par une québécoise. J’y vais pour une pause goûter au retour de ma balade à vélo. Je passe un agréable moment à discuter avec la femme qui le tient. C’est sa fille qui a créé ce lieu lorsqu’elle est venue pour la première fois ici il y a 17 ans et n’en est jamais repartie, la maman a pris le relais depuis quelques années. C’est un lieu convivial et chaleureux. Et tous les soirs, ils proposent un film sur grand écran. Jeudi c’est «Manchester by the sea » au programme. Comme j’ai loupé ce film en France alors que je voulais vraiment le voir, je décide de revenir jeudi pour le voir. Je vais donc encore prolonger mon séjour…

Mercredi 5 juillet :

Aujourd’hui dans l’après-midi, je vais m’installer pour bouquiner dans le parc du Mont Phou Si, la colline qui surplombe la ville en son milieu. Je laisse donc mon vélo devant le palais royal, m’achète un fruit shake ananas accompagné d’une petite grosse crêpe miel/citron. Eh oui, tous les stands qui proposent les fruits shakes font aussi des crêpes… Difficile de résister. Ma dégustation terminée, j’attaque l’ascension des 355 marches jusqu’au sommet. En bas, des jeunes filles arrivent à me convaincre d’acheter un moineau dans une petite cage en bambou.

IMG_0259Le but est de le relâcher au temple Tam Chomsi au sommet, en faisant un vœu ce qui est sensé porter chance. C’est surtout un gagne-pain pour elles qui fabriquent ces petites cages et vont chaque jour à la chasse aux oiseaux. Je commence à monter avec ma cage à la main, mais devant les piaillements désespérés du moineau, je n’attends pas d’être en haut pour lui rendre sa liberté. Tant pis pour la chance, être ici en est déjà une et je n’en demande pas plus…

Au sommet, un peu de monde, le coucher de soleil depuis le Mont Phou Si étant un incontournable quand on vient ici. Mais, heureusement, on est en basse saison et il n’y a pas foule non plus. La vue à 360° est magnifique et vaut la petite grimpette.

 

Beaucoup de jeunes laos sont là pour exercer leur anglais auprès des touristes. Je suis sollicitée une ou deux fois mais j’avoue que je me défile et laisse ma place à d’autres en répondant que je suis française et parle mal anglais. Je l’ai tellement fait au Vietnam que c’est beaucoup moins drôle qu’au début. Et ce sont toujours les mêmes questions qui reviennent. Bref il y a suffisamment de monde ici pour que je n’ai pas à culpabiliser de ne pas rendre ce service.

Une fois le soleil disparu, je ne tarde pas à redescendre car il fait vite nuit et je n’ai pas prévu de lampe.

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Entre temps le marché de nuit s’est installé. Je n’y ai pas pensé en laissant mon vélo. Je dois donc enjamber les marchandises, et c’est avec bien du mal que je le récupère. L’autre difficulté est maintenant de traverser tout le marché avec mon vélo. Les allées sont étroites et il n’y a aucun moyen d’en sortir avant la fin de la rue. Heureusement il est encore tôt et il n’y a pas foule.

Jeudi 6 juillet :

Au retour d’un grand tour dans la campagne de l’autre côté de la rivière, en fin d’après-midi, je retrouve Vanessa à L’étranger pour aller voir Manchester by the Sea. A l’étage, une grande pièce confortable jonchée de coussins et de petits matelas. Des fauteuils tout autour, des tables basses un peu partout. Chacun s’installe comme il le souhaite pour le film. La projection est gratuite, la seule condition est de consommer. Nous commandons des snacks, et une bière pour moi. Le film est évidemment en VO et sans sous-titres du tout, alors que j’espérais des sous-titres anglais. Je ne comprends pas toujours tout dans le détail mais ça va. C’est vraiment un beau film, même s’il n’est pas bien joyeux.. C’est une des choses qui me manque depuis 5 mois : cinéma, théâtre, concert… Surtout que je vois passer sur FB un tas d’événements bien tentants. Je me rattraperai en rentrant.

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Avant de partir, nous discutons un peu avec la propriétaire des lieux qui nous explique qu’elle souhaite prendre sa retraite mais veut choisir qui sera le repreneur de ce lieu unique. Aussi a-t-elle lancé un concours ouvert à tous. Il suffit de se présenter dans une vidéo, et d’expliquer pourquoi on souhaite être candidat à la reprise. Elle essaie de me convaincre de tenter ma chance, puisque je me plais ici. Mais non, définitivement non. Même si j’adore mon voyage, ma vie de voyageuse, pas un seul instant je n’envisage de m’installer si loin des miens… Ce n’est absolument pas une option pour moi.

Après cette projection, Vanessa et moi allons déguster une crêpe au marché avant de nous dire au-revoir puisqu’elle quitte demain Luang-Prabang. Et nous regagnons sagement nos pénates.

Vendredi 7 juillet :

J’ai donc décidé de prolonger encore un peu mon séjour. Mais je change de guesthouse. D’une part ma chambre est déjà réservée pour le week-end puisque je devais partir aujourd’hui. Et d’autre part j’ai été déçue les 2 derniers soirs : des jeunes hôtes chinois ont fait du bruit jusqu’à plus de 2 heures du matin. J’ai eu beau leur demander de baisser un peu la voix, rien n’y a fait. Et comme ils étaient tous sur le balcon attenant à ma chambre, même mes bouchons d’oreille n’ont pas suffi.

Je pars donc pour une autre guesthouse, un peu plus loin, mais toujours près du centre, et quasiment 2 fois moins cher : 5€  la nuit petit-déjeuner compris ! j’y gagne vraiment au change. Cette fois la douche est dans ma chambre et même si les toilettes sont sur le palier, je suis la seule à occuper l’étage… Et heureusement que l’endroit est plaisant et agréable parce qu’il pleut beaucoup et souvent.

Entre 2 averses de mousson, je vais visiter le musée d’ethnologie. De jolies collections de costumes traditionnels. Des explications sur toutes les minorités ethniques qui peuplent le Laos. Des expositions et descriptions d’objets du quotidien pour la cuisine, la pêche, le tissage, la broderie avec perles naturelles…

Samedi 8 juillet :

Je pars à pied pour aller me promener de l’autre côté de la rivière en empruntant cette fois le pont en bambou qui relie les 2 rives.

 

J’apprendrai plus tard que ce pont n’existe qu’à la saison sèche et qu’il est démonté chaque année avant de risquer d’être englouti à la saison des pluies. Il semble en l’occurrence qu’il ait été démonté juste quelques jours après mon passage. (Je ne comprenais pas comment il était possible que des gens qui sont allés à Luang Prabang ne l’aient pas vu). C’est d’ailleurs pourquoi il y a un petit droit de passage à payer, afin d’aider la famille qui se charge à chaque saison du démontage/remontage. C’est une promenade agréable et je découvre l’autre rive d’un autre œil que quand j’y arrive en vélo par l’autre pont.

 

Dimanche 9 juillet :

Il pleut quasiment sans discontinuer. Heureusement que je peux prendre aussi mes repas à la guesthouse car je n’ai aucune envie de mettre le nez dehors. J’ai de la chance : une éclaircie en fin de journée me permet d’aller restituer mon vélo et de faire un dernier petit tour au night market puisque je quitte demain cette étape plaisante.

 

2 commentaires sur « Jour 148 à 157 : Où je tombe sous le charme du Laos »

  1. Coucou ben moi je suis contente pour l’oiseau 😀 Ceci dit les paysages sont magnifiques . Benoît à un formateur qui a fait le même périple que toi et qui a trouvé également le Laos très accueillant. Bonne continuation et bisou

    Aimé par 1 personne

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