Jour 4 : Je prends mes marques

Lundi 13 février :

(photo à la une : la guesthouse Sri Harul vue de la plage)

Après toutes les premières fois de ces 3 derniers jours, ce sont déjà des petites habitudes qui s’installent : le petit-déjeuner chez Kalé, la sieste (pause internet/écriture pour moi), la baignade vers 16h, quand le soleil tape moins fort, le petit tour dans les rues alentour, les petites pauses et discussions avec les commerçants qui nous reconnaissent…

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Scène de la vie ordinaire…
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1 roupie le chewing-gum (1 cent 1/2 d’euro)

Je commence à me sentir vraiment très à l’aise dans cet environnement, à me repérer (ce qui n’était pas gagné avec mon sens de l’orientation défaillant), à comprendre ce qu’on me dit. Eh oui, j’ai beau être plutôt à l’aise avec l’anglais, l’anglais parlé par des indiens est très… particulier, voire approximatif. Une façon de rouler les r, et de prononcer (ou pas) certaines syllabes qui fait que je dois presque systématiquement faire répéter. Heureusement j’arrive au moins à me faire comprendre.

La journée est tranquille, rien de particulier à faire a priori, mais quand même des rendez-vous : chez le shoe maker pour récupérer nos tongs. Je suis ravie de mes 2 paires, en cuir, sur mesure, dans les coloris que j’ai choisis et surtout très confortables. Il nous conseille de repasser le voir au bout de quelques jours, quand nous aurons marché avec pour éventuellement les resserrer si nécessaire. Chez le tailleur en fin de journée pour récupérer nos tenues. Mais finalement Kalé l’appelle et ils conviennent que c’est lui qui se déplacera pour les livrer. Nous sommes impatientes de rentrer chez nous pour les essayages. Nous nous hâtons donc. Et là, grosse déception : les modèles sont superbes, conformes à nos souhaits, mais impossible d’enfiler les tuniques, ou alors avec beaucoup de mal. Elles sont beaucoup trop petites au niveau de la carrure, des emmanchures, et de la poitrine. Nous sommes comprimées dans ces hauts étriqués. D’ailleurs si nous réussissons à les enfiler avec du mal, impossible de les ôter seules. Moment de désarroi, que faire ? Nous les examinons de plus près et constatons que le tailleur a laissé pas mal de marge avant les coutures. Il nous semble possible de les élargir. Nous y retournerons donc demain voir le tailleur avec Kalé (la belle-sœur de Sinuu, pas la cuisinière des petits-déj). Il avait pourtant pris nos mesures, mais nous ne sommes vraiment pas faites comme les indiennes.

Pas d’autres faits marquants à raconter de cette journée paisible et bien agréable aussi. Du shopping pour Sylvie et moi qui voulons offrir une tenture à Léti. Des achats au petit supermarché, notamment des petites graines digestives (fenouil enrobé de sucre) comme celles qui sont proposées dans les restaurants, des produits ayurvédiques (savon, shampoing, après-shampoing), du thé et du nescafé aussi puisque Gab nous a prêté une bouilloire et que nous nous sommes acheté des mugs en métal, comme ceux qui sont utilisés partout. Nous avons aussi besoin de papier toilette, mais il n’y en a pas. Nous n’en trouvons que dans certaines échoppes/bazar de rue, où les rouleaux sont vendus à l’unité. Nous le trouvons un peu cher mais le commerçant nous répond qu’il n’y a que les européens qui en achètent. Eh oui ici, et un peu partout en Asie je crois, ils n’utilisent que la douchette, jamais de papier. Nous rachetons quelques fruits, une papaye, des goyaves entre autres, ça sera parfait pour les petits creux dans la journée ou le matin, avant d’aller prendre le petit-déjeuner indien.

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Dîner au restaurant, Nous y croisons un autre couple d’amis et voisins bretons de Gab et Seenu arrivés de France dans l’après-midi et qui logent dans la guesthouse avec nous.

Sur les murs du restaurants, des affiches avec des citations sur la vie qui me plaisent bien ; toute la sagesse et la zénitude indienne résumées…

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Je mange enfin un Palek Paneer (épinards au fromage), j’aime beaucoup ça mais il n’y en avait plus quand j’avais voulu en commander. Je me régale encore une fois.

Moi qui étais persuadée que je perdrais du poids en Inde parce que je mangerais sûrement peu, je me rends compte que c’est raté, on mange bien et beaucoup. Et beaucoup d’aliments frits, et des sauces, pas top pour la ligne mais tant pis (on fait de l’exercice en marchant pas mal, ça compense !)

nb : je viens de lire à l’instant les messages que Léti envoie à ses amis pour raconter nos aventures ; je m’aperçois que j’écris tous les prénoms indiens comme je les entends, mais pas du tout comme je devrais… tant pis. De toute façon vous ne les connaissez pas, et eux ne me lisent pas 😉

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