Jour 12 à 14 : Début des adieux

Mardi 21 février :

J’ai oublié de dire qu’hier soir, alors que nous avions décidé de ne rien faire et nous coucher tôt, nous avons appris tardivement que nous étions invitées à dîner chez Haté la sœur ainée de Seenu. Elle tient une micro-épicerie juste au pied de la Guesthouse. C’est chez elle que nous achetons entre autres nos bouteilles d’eau tous les jours. C’est sa mère Aya qui a cuisiné pour nous, à même le sol, dans ce qu’on pourrait appeler l’entrée de la maison, sur un réchaud à gaz. Au menu poisson grillé délicieux, riz et sauces. Nous avons apporté du chocolat pour le dessert.

Mardi donc journée tranquille entre bons repas, balades dans Mamalla, baignade dans une mer très agitée qui me rappelle que ma hanche gauche est fragile.

Le soir, petite soirée festive chez Gab et Seenu pour fêter avec quelques jours d’avance les 40 ans de Marion qui s’envole demain soir pour la France. Plusieurs coupures d’électricité ponctuent la soirée, et dans l’hilarité générale, nous entamons à chaque fois un nouveau « joyeux anniversaire » qui sera désormais le nouvel hymne de Lingesh qui le siffle tout le temps. En guise de souvenir, nous lui faisons tous de dessins au henné sur le bas des jambes et les pieds. Celui de Priya est évidemment le seul mehndi digne de ce nom.

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j’ai de la marge de progression…
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oeuvre collective

Je constate à quel point il est difficile de manier ce petit cône pour déposer la bonne quantité de pâte, d’un geste sûr pour un résultat harmonieux. Ça ressemble au maniement d’une poche à douille, mais j’ai encore besoin d’entraînement. Heureusement que Marion va remettre ses pieds dans des chaussures fermées et n’aura pas à exhiber nos œuvres !

Mercredi 22 février :

Gab nous a proposé de relouer le mini-van pour aller passer la journée dans le parc de DakshinaChitra, à ½ h de Mamalla. Il s’agit d’un parc pédagogique et ludique pour la promotion et la préservation des cultures des populations d’Inde du Sud. On y trouve notamment différentes maisons traditionnelles de diverses époques, démontées et remontées sur place au lieu d’être détruites, des artisans de toutes les régions du sud, des ateliers ludiques pour les enfants (poterie, peinture…).

Le parc s’étend sur une immense surface et nous n’en voyons qu’une partie. Accablées par la chaleur, notre capacité de concentration pour lire toutes les explications en anglais faiblit au fil des heures. Nous déjeunons sur place et passons ensuite beaucoup de temps chez les artisans qui, contrairement à ce qui se pratique en France dans ce genre d’endroit, appliquent des prix très très raisonnables. Le parc est essentiellement fréquenté par des indiens, nous y croisons peu d’occidentaux. Beaucoup de scolaires également. Notamment des classes de collégiens qui s’amusent beaucoup à nous saluer et nous poser des questions en anglais. Je leur apprends à dire « bonjour ». S’ensuit un gros chahut où les bonjours et les éclats de rire fusent de tout côté dans un effet boule de neige. Une courte mais efficace et sévère intervention d’une professeure calme immédiatement tout le monde. Je lui explique que c’est moi qui ai provoqué cette cohue, elle me répond que non, de toute façon ils sont trop excités. Quand on voit la discipline de tous ces jeunes garçons, la plupart du temps rangés 2 par 2, et la vitesse avec laquelle ils ont obéi, ça laisse songeur…

En fin de journée nous avons prévu de retrouver Gwen et Maud à la Boule de Beurre mais arrivons trop tard. Un gardien nous dit que c’est fermé, nous insistons un peu mais non il refuse de nous laisser entrer. Alors que nous faisons demi-tour, un homme va lui parler à voix basse. Le gardien nous rappelle alors et nous demande si nous avons nos tickets. Quels tickets ? Nous lui répondons évidemment que nous avons l’habitude de venir et qu’il n’y a aucun ticket, il baragouine qu’il faudrait lui montrer nos tickets des visites des temples. Voyant qu’il ne nous soutirera pas une roupie, il nous laisse finalement entrer en nous disant de nous dépêcher. Qui ne tente rien n’a rien, d’autres auraient peut-être répondu : combien coûte le ticket, et il aurait empoché quelques roupies facilement…

Le soir après avoir dîner nous allons faire nos adieux à Marion qui ne réussit pas à retenir ses larmes même si elle sait qu’elle reviendra puisqu’elle en est déjà à son 3 ou 4ème voyage à Mamallapuram. Il faut dire aussi qu’elle habite Lyon et ne voit donc pas souvent sa filleule Ethel.

En rentrant nous nous arrêtons pour dire au revoir à Maud et son fils Angelo, qui logent dans la même guesthouse et qui eux aussi partent dans la nuit.

Jeudi 23 février :

Encore une journée paisible passée à flâner, faire les boutiques pour le plaisir, nous baigner.

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En fin de journée, Gab propose que nous allions tous ensemble admirer le coucher de soleil à la Boule de Beurre. Nous sommes nombreux et nous donnons donc rendez-vous directement là-bas.

C’est une joyeuse petite troupe qui se retrouve, nous admirons le soleil couchant, magnifique montgolfière rouge.

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Séance de photos de groupe, et c’est à la tombée de la nuit, alors que les gardiens nous sifflent pour signifier la fermeture du parc, que nous rentrons.

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